Les conférences

Association des amis

du Musée de Louviers

Les conférences

CONFÉRENCE SUR LE PEINTRE ROGER JOURDAIN
Vendredi 10 avril 2026 à 18h
salle Pierre Mendès France, entrée libre.

L’Association des Amis du musée de Louviers propose une conférence de Michel Natier sur le peintre lovérien Roger Jourdain (1845-1918). Roger Jourdain est issu d’une grande famille de drapiers, la manufacture Jourdain-Ribouleau, installée à Louviers depuis le 18ème siècle. Il va laisser à son frère aîné, Maurice Jourdain (1842-1886), ingénieur des arts et Manufactures, la reprise de l’entreprise familiale pour pouvoir se consacrer pleinement à la peinture.

Roger Jourdain entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris où il est l’élève d’Alexandre Cabanel et Isidore Pils, maîtres académiques. Il débute sa carrière au Salon de 1869 et y exposera régulièrement des paysages de Normandie, des bords de Seine ou de la Tamise. Roger Jourdain, dont le musée de Louviers conserve un certain nombre d’oeuvres, est membre fondateur de la Société des aquarellistes français et sociétaire de la Société nationale des beaux-arts.

Roger Jourdain, sous les pommiers, ca 1887, huile sur toile, 116 x 239 cm, coll. musée de Louviers.

Les conférences passées

Conférence de Michel Natier
"La vie et l'œuvre du sculpteur lovérien Raoul Verlet"
Dimanche 22 juin 2024 à 14h30 - Saint-Pierre du Vauvray -

900_Paris_516_Parc Monceau - Monument à Guy de Maupassant par Raoul Verlet et Henri Deglanes architectes

Monument à Guy de Maupassant, œuvre de Raoul Verlet, Parc Monceau à Paris

Louviers_20190516_61 (converti)

Monument aux morts de Louviers (1907)

Vendredi 4 octobre 2024, à 20 heures
Conférence de M. Nicolas Geneix sur le cinéma et Venise
Salle Pierre Mendès France, Louviers.

« Bon, mais dites-moi ce qui va se passer
quand nous arriverons à Venise »

Marcus Brody, l'ami d'Indiana Jones, n'est pas très rassuré au moment où s'amorce l'aventure de La Dernière Croisade (1989). On peut le comprendre : lorsque le cinéma s'installe dans la Sérénissime, ou qu'il la représente, tout semble possible. Si James Bond y passe plusieurs fois, on y croise le Othello de Orson Welles (1952), Le Casanova de Fellini (1976), et même Hercule Poirot, Woody Allen ou Nosferatu le vampire. Dès 1896, Alexandre Promio, opérateur des frères Lumière, donne à voir en mouvement le Grand Canal.
Avec La Mort à Venise (1972), Visconti propose une approche picturale, tandis que Gianfranco De Bosio raconte en noir et blanc les heures sombres de la Résistance dans Le Terroriste (1963).
La ville est si plastique que Lubitsch en fait un lieu de comédie (Haute-pègre, 1932), Nicolas Roeg un espace psychique inquiétant dans Ne vous retournez pas (1973) et Joseph Losey le cadre du Don Giovanni (1979) de Mozart.
La Cité des masques accueille le plus ancien festival de cinéma du monde... ce qui ne l'empêche d'être parfois recréée en studio pour certains films.
Parfois, donc, Venise n'est pas en Italie.

Nicolas Geneix

Vendredi 31 mai 2024, à 18h30, salle Pierre Mendès France, Louviers
Les Peintres de l’École de Rouen

M. Éric Puyhaubert, adhérent de l'AAML et Président de l'association des amis des Peintres de l'École de Rouen, viendra nous narrer l'épopée des Mousquetaires issus de cette école.

Il était dans les années 1880 quatre peintres dans la région rouennaise. Ils se nommaient Charles ANGRAND (1854-1926), Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905), Joseph DELATTRE (1858-1912) et Charles FRECHON (1856-1929). Leur amitié et leurs échanges allaient bientôt faire émerger un nouveau courant artistique et les désigner communément jusqu’à nos jours comme les « trois Mousquetaires de l’École de Rouen ». Ces artistes partagèrent les mêmes enseignements à l’École municipale de peinture et de dessin de Rouen dirigée par Gustave Morin. En côtoyant régulièrement les milieux parisiens, ils furent peu à peu influencés par le courant impressionniste naissant. Lemaître fut le premier à recevoir un coup de cœur pour cette nouveauté artistique. Angrand emboîta le pas en montrant son admiration pour Monet. Plus tard, ce même Angrand se lia d’amitié avec Georges Seurat et Maximilien Luce qui l’entraînèrent vers la mouvance pointilliste. Angrand, Frechon et Delattre furent quant à eux fortement influencés par Camille Pissarro qui aimait travailler régulièrement sur Rouen. Le riche industriel et collectionneur Depeaux (récemment honoré par une rétrospective à Rouen) s’intéressa fortement aux travaux des Mousquetaires et les aida en achetant leurs œuvres. Il proposa même au célèbre marchand d’art Durand-Ruel d’organiser à Paris plusieurs expositions pour Delattre et Frechon. Depeaux en donnant une partie de sa riche collection en 1909 à la ville de Rouen contribua à la notoriété des quatre artistes. Dans la foulée, ils firent également quelques émules comme Robert Pinchon (1886-1943), Pierre Dumont (1884-1936) ou encore Marcel Couchaux (1877-1939) qui formèrent ainsi une deuxième génération de l’École de Rouen.

Les Peintres de l’École de Rouen vont privilégier la peinture de plein air, en usant de petites touches et en donnant une place importante aux jeux d’ombres et de lumière. Ces peintres réussirent au travers de leurs œuvres à exprimer leur attachement pour leur terre natale. Ils parviennent également à capter l’atmosphère changeante et brumeuse si particulière des bords de Seine normands.

Le Musée de Louviers peut s’enorgueillir de posséder plusieurs tableaux de Lemaître, Frechon et Delattre. En effet, Constant Roussel qui fit don de ses collections à notre ville admirait comme Depeaux les artistes rouennais.

Conférence de Philippe PIGUET sur le voyage de Monet à Venise en 1908
Vendredi 5 avril 2024 à 18 h 30, salle Pierre Mendès France, Louviers

Monet et Venise

Philippe Piguet, bel arrière-petit-fils de Monet et historien d'art, viendra salle Pierre Mendès France à Louviers, faire une conférence sur Monet et Venise dans le cadre de Normandie impressionniste.
Le voyage de Monet à Venise en 1908 est unique à plus d'un titre. En premier lieu, parce qu'il occupe dans le temps une période bien définie - du 30 septembre au 13 décembre 1908 - et que ce séjour, sorte d'intermède au milieu du cycle des Nymphéas, est le seul qu'il y fit. En deuxième lieu, parce que le peintre en rapporte un ensemble d'une trentaine de toiles, toutes travaillées sur le motif, dans la plus pure tradition impressionniste. Enfin, parce que cet ensemble ne fut présenté au public que quatre ans plus tard - du 28 mai au 15 juin 1912 - par les frères Bernheim-Jeune en leur galerie de la rue Richepance.

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Saint-Georges-Majeur au crépuscule, Claude MONET, 1908, National Museum of Wales, Cardiff
Alice et Claude Monet, Place Saint-Marc, octobre 1908 © Coll. Philippe Piguet

À l’occasion du cinquième festival Normandie impressionniste, Louviers verra une exposition consacrée à la ville de Venise. Pour étrenner ce bel événement, on ne pouvait trouver meilleur intervenant que Philippe Piguet, bel arrière-petit-fils de Claude Monet, commissaire général du festival, membre d’honneur de l’AAML et également auteur d’un livre publié en 1986 intitulé Monet et Venise. Le vendredi 5 avril à 18 h 30, salle Pierre Mendès France, il viendra nous narrer l’unique voyage du peintre de Giverny dans la Cité des Doges. Monet, sur l’invitation de la riche mécène Mary Hunter qu’il avait rencontrée à Londres, décide de faire le voyage à l’âge avancé de 68 ans en compagnie de sa seconde épouse Alice. Arrivés début octobre 1908, ils s’installent pendant deux semaines chez Mary Hunter au Palazzo Barbaro de style gothique situé sur la rive nord du Grand Canal. À l’issue de ces quinze jours, le couple Monet s’installe au Grand Hôtel Britannia. Là, le peintre peut profiter d’un fantastique panorama sur la lagune. Au moment de son arrivée à Venise en septembre 1908, Monet ignore s’il va travailler, mais bientôt il s’écrie : "C’est trop beau pour être peint ! C‘est inrendable !" Après plusieurs jours de repérage, il se décide à prendre le pinceau. Rapidement, le rythme de la journée de l’artiste dans la cité vénitienne prend forme : travail le matin et l’après-midi entrecoupé d’une pause méridienne et d’un repas copieux, balades et moments de détente le soir en compagnie d’Alice. Plusieurs journées de mauvais temps feront enrager et douter Claude en le condamnant à l’inaction. Il s’interroge et se demande s’il n’est pas temps de plier bagage. Heureusement, ce triste épisode va s’effacer avec le retour d’une météo plus sereine. Bilan de ce périple de deux mois : trente-sept toiles que les frères Bernheim vont s’empresser de vouloir exposer… Début décembre, Monet fait ses valises, regrettant de ne pas être venu plus tôt à la découverte de la Sérénissime. Il n’y reviendra jamais. En espérant que ces quelques lignes vous émoustilleront, nous vous souhaitons nombreux le 5 avril. L’entrée est libre et gratuite.

LES AMIS DU MUSÉE DE LOUVIERS CONFÉRENCE
SUR LE SCULPTEUR RAOUL VERLET

Vendredi 1er décembre 2023 à 18h30,
salle Pierre Mendès France

Conférence organisée par l’Association des Amis du musée de Louviers vendredi 1er décembre sur le sculpteur et statuaire Raoul Charles Verlet, né à Angoulême le 7 septembre 1857 et décédé à Cannes le 1er décembre 1923.

Raoul Verlet, dont les villes de Louviers et d’Angoulême ont attribué des rues à son nom, est surtout connu à Louviers pour plusieurs réalisations, notamment une imposante sculpture en marbre d’une Vierge à l’Enfant dans l’église Notre-Dame ainsi que le Monument aux morts du Square Albert 1er. D’autres œuvres de ce sculpteur, célèbre en son temps, sont également à signaler dans la région et le musée de Louviers en conserve certaines dans ses collections notamment le bronze « La douleur d’Orphée », une œuvre phare de l’artiste. Une autre de ses sculptures en bronze, à l’effigie du sénateur-maire Ernest Thorel, trônait dans une niche à l’angle du musée de Louviers jusqu’en 1942, date à laquelle l’occupant allemand l’a fait déboulonner pour en récupérer le métal.

Raoul Verlet
Tympan de l'église Notre-Dame d'Obézine (1907), Angoulême.

Verlet se marie le 4 septembre 1889 avec une jeune Lovérienne, Valentine Isoline Hirel. Cette attache familiale va l’amener à séjourner à plusieurs reprises dans cette ville. Il aménagera deux ateliers, l’un à Louviers et l’autre à Saint- Pierre-du-Vauvray, en plus de celui dont il disposait à Paris. Son implantation sur le territoire lui a valu plusieurs commandes de la Municipalité de Louviers ainsi que celles de villes environnantes et de familles de notables aisés, notamment de la part du manufacturier Georges Dannet et de l’industriel Albert Labelle. Grâce à une pension allouée par sa ville natale et le département des Charentes, obtenue après ses succès à l’école communale de dessin et à l’exposition régionale d’Angoulême, Verlet entre à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1878 où il va suivre l’enseignement du sculpteur Jules Cavelier puis de Louis-Ernest Barrias avec lequel il fut associé pour la réalisation de plusieurs monuments importants. Il sera lui-même, à son tour, enseignant dans cette illustre institution ainsi qu’à l’Académie Julian à Paris. Verlet participa régulièrement au Salon où il obtint plusieurs récompenses. A son actif on compte plus d’une centaine d’œuvres dont de prestigieuses réalisations notamment pour le Grand-Palais et le Palais de Justice de Paris.

C’est à l’occasion du centenaire, jour pour jour, de la date anniversaire de son décès, que Michel Natier, Conservateur honoraire du patrimoine, Vice-président de l’Association des amis du musée de Louviers, tiendra une conférence sur l’œuvre de ce sculpteur, vendredi 1er décembre à 18h30 salle Pierre Mendès France. Ce sera l’occasion d’une belle redécouverte de l’œuvre de cet artiste. Entrée libre.

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