Compte-rendu de la conférence de Nicolas Geneix
Association des amis
du Musée de Louviers

« Impressionnisme et cinéma se sont-ils aussi peu rencontrés qu'on le dit parfois ?
Lumière est-il « le dernier grand peintre impressionniste », comme l’affirme Jean-Pierre Léaud dans La Chinoise de Jean-Luc Godard ?
Bien sûr, le travail à l’image de tels films cite volontiers Monet ou Renoir, et pas seulement lorsqu’il s’agit, pour ce dernier, de son cinéaste de fils. Mais les grands enjeux de la perception immédiate, de la fluidité perçue ou du mouvement saisi ne pouvaient laisser indifférents des expérimentateurs comme Gance, L’Herbier, Dulac, Vigo, Epstein, Kirsanoff, Mitry… En fait, des audaces signées par les opérateurs Lumière posant leur caméra sur l’eau jusqu’à l’exploration contemporaine des ressources du numérique, la question d’un « impressionnisme au cinéma » se pose. L’évolution des pratiques colorimétriques, l’art vidéo également, font ressurgir à intervalles plus ou moins réguliers cette idée d’une rencontre renouvelée entre un geste pictural globalement identifié et des films désireux, eux aussi, de capter et d’exprimer des impressions aussi fugitives que profondes. »

